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Préserver son intimité sur Facebook
LE MONDE | 14.01.08 | 15h19
Depuis plusieurs mois, une bonne partie de votre carnet d'adresses assiège votre boîte aux lettres électronique pour que, vous aussi, vous rejoigniez Facebook. Au moment de rendre les armes, deux ou trois conseils s'imposent pour conserver un peu d'intimité.
S'INSCRIRE.
Le site va s'enquérir de vos opinions politiques et religieuses ou de vos préférences sexuelles, de vos goûts musicaux ou littéraires, des écoles que vous avez fréquentées et de vos employeurs successifs. Tous renseignements que, dans l'euphorie de l'inscription, vous fournirez d'autant plus volontiers que cela se fait vite, qu'un ami (dont vous ignorez s'il a, lui, donné ce genre d'informations) vous a parrainé, et que les réseaux sociaux perdent beaucoup de leur intérêt si personne ne s'y dévoile.
Il est possible de ne pas remplir ces cases ou de fournir des renseignements fantaisistes (sauf pour l'adresse électronique, qui est vérifiée), mais ce sera au détriment de votre visibilité sur le réseau : la plupart de vos interlocuteurs ne vous reconnaîtront pas si vous prenez un pseudonyme et vous prendront pour un fâcheux. Il vaut mieux ouvrir deux comptes : l'un très ouvert pour recruter, l'autre plus fermé pour compter ses vrais amis.
SE CONSTITUER UN RÉSEAU.
Facebook propose de fouiller de lui-même dans le carnet d'adresses de votre compte de courrier électronique pour vérifier si vos correspondants sont déjà inscrits sur le réseau. Il tisse ainsi la toile de vos relations : le graphe social. Un conseil : réfléchissez aux amitiés que vous êtes prêts à avouer. Votre employeur ne sera pas forcément ravi de constater que vous avez des contacts dans l'entreprise concurrente ; votre conjoint risque de tiquer en découvrant que vous discutez toujours avec votre "ex"...
S'INSCRIRE À DES GROUPES.
Les amis que vous aurez retrouvés vous inviteront à partager vos passe-temps communs en entrant dans un groupe. Songez, néanmoins, que vos relations ne sont pas toujours compatibles entre elles : le voisinage peut être délicat entre le groupe "pour que Clara Morgane refasse des films pour adultes" auquel vous a convié un vieux copain de régiment, le groupe "issu de bonne famille" dans lequel votre beau-frère vous a coopté, et celui de votre association professionnelle.
Vos "amis" vous proposeront de passer des heures (sur votre lieu de travail) à vous mesurer au Scrabble, à lancer des moutons, à mesurer à quel point vos goûts musicaux se sont éloignés. Et ils publieront sans votre autorisation des photos et des vidéos plus ou moins graveleuses, sur votre page d'accueil, au vu de tous.
LIMITER CE QUE LES AUTRES PEUVENT SAVOIR DE VOUS.
Si vous ne précisez pas le contraire, votre profil sera accessible à tous les inscrits. Pour y remédier, il faut cliquer sur "privacy" (en haut à droite de la page d'accueil) et modifier les options en restreignant la diffusion des informations à vos amis. Cela implique d'être très sélectif dans vos choix (au risque de paraître "sous-socialisé" face à vos relations, qui auront dix fois plus d'"amis" que vous), car chacun sera alors informé de tout ce que vous faites sur Facebook : dès que vous vous connectez apparaît sur la page d'accueil un historique de l'activité en ligne des membres de votre communauté d'amis (messages, personnes recherchées, photos regardées, groupes rejoints ou rejetés, amitiés refusées, modifications de votre profil, etc.). Là encore, un passage par la page "privacy", chapitre "news feed", permet de résoudre le problème.
CE QUE VOUS NE POURREZ PLUS MAÎTRISER.
FaceBook vend aux publicitaires les données qu'il a collectées sur vous et vos relations. Mieux : si vous l'avez accepté, son système Beacon informe vos amis des achats que vous avez effectués sur des sites comme Amazon, Sony ou eBay. La justice américaine, elle, utilise de plus en plus ce qui est publié sur ces sites comme preuves devant les tribunaux.
Vincent Truffy (Le Monde)
Sources : Le Monde
C'est la réponse de Google à Facebook, l'un des sites de "socialisation" les plus fréquentés du Web. Et accessoirement au géant des logiciels Microsoft, qui a réussi à en décrocher la régie publicitaire, fin octobre, et à prendre une participation à son capital (1,6%).
Google, le premier moteur de recherche mondial, a annoncé, jeudi 1er novembre, une vaste alliance avec des sites concurrents de Facebook, à commencer par MySpace, le principal d'entre eux. Les éditeurs de logiciels Oracle et Salesforce.com, challengers de Microsoft, sont également de la partie.
L'alliance, baptisée OpenSocial, consiste à proposer à la communauté des développeurs informatiques sur Internet des outils leur permettant de créer des applications (par exemple, des systèmes de partage de fichiers musicaux), compatibles avec tous les réseaux sociaux partenaires. Jusqu'à présent, ils devaient écrire des programmes spécifiques pour chaque réseau. Les outils logiciels mis à disposition par Google vont leur permettre de gagner du temps et de toucher jusqu'à 100 millions d'utilisateurs à la fois.
Google espère ainsi les détourner de Facebook. Et priver ce réseau social d'origine américaine (créé par Mark Zuckerber, un étudiant d'Harvard, en 2004), de son principal moteur de croissance. En effet, c'est en grande partie parce que Facebook a décidé, au printemps 2007, d'ouvrir sa plate-forme aux développeurs, que le site recrute aujourd'hui plus d'un million de nouveaux adeptes par mois. Les développeurs ont en effet joué le jeu, créant plus de 5 000 applications pour les membres de Facebook, leur permettant, gratuitement et simplement, d'enrichir encore plus leurs "profils" en ligne, et de multiplier les moyens de communiquer avec leurs contacts.
"Facebook n'est pas menacé à court terme par OpenSocial. (…) Mais sa capacité à être la plate-forme sur laquelle sont lancées toutes les nouvelles applications sociales se détériorera à mesure que la concurrence s'intensifie", estime sur son blog Charlene Li, consultante chez Forrester.
DONNÉES PERSONNELLES
Google, Yahoo! et Microsoft n'ont pour l'instant pas réussi à imposer leurs propres réseaux sociaux. Celui de Yahoo!, baptisé Mash, est toujours en test. Celui de Google (Orkut) ne décolle pas aux Etats-Unis. Mais pour ces sociétés qui se disputent aujourd'hui le leadership mondial pour le contrôle commercial d'Internet, l'enjeu des réseaux sociaux est considérable.
Impossible de rester à l'écart d'un phénomène qui, à en croire les experts, est en train de bouleverser notre façon de communiquer. "Les sites de socialisation rendent possibles des formes de communication reflétant de très près les interactions réelles entre personnes", selon Jennifer Simpson, du Yankee Group. "Ils permettent de rester en contact avec ses proches mais aussi d'entrer en contact très facilement avec des inconnus", selon Jaap Favier, de Forrester. Selon une étude publiée mi-octobre par le cabinet Datamonitor, les réseaux sociaux compteront 230 millions de membres à la fin de l'année.
Les trois géants du Web s'intéressent tout particulièrement aux revenus publicitaires que pourraient un jour générer ces sites. Pour l'instant, ces derniers se contentent de vendre des "bannières" publicitaires, la forme la plus basique de réclame en ligne. Mais ils détiennent une telle quantité de données privées sur leurs membres (sur Facebook, beaucoup vont jusqu'à livrer leurs préférences sexuelles et politiques), qu'ils pourraient proposer aux annonceurs des publicités extrêmement ciblées.
"Avec les liens sponsorisés de Google [mots-clés vendus aux annonceurs pour que leurs sites soient mis en valeur quand l'internaute fait une recherche], les publicités vues par les internautes sont basées sur ce à quoi ils pensent. Avec les réseaux de socialisation, ils verraient des réclames basées sur ce qu'ils sont", explique Ri Pierce-Grove, analyste de Datamonitor. Ces revenus publicitaires – moins d'1 milliard de dollars en 2007 – pourraient tripler d'ici à 2012, toujours selon Datamonitor. A en croire les rumeurs, Facebook pourrait lancer sa solution de publicité en ligne personnalisée dès le 6 novembre… Jaap Favier identifie quand même un frein majeur au développement de la publicité sur les réseaux sociaux : "C'est la protection des données personnelles. Pour l'instant, ce n'est pas encore une préoccupation majeure, mais cela pourrait bien le devenir, au fur et à mesure que monte en puissance leur exploitation commerciale."
Cécile Ducourtieux
Source : Memoclic
i love messenger : le réseau social de Microsoft
Microsoft semble très intéressé par le concept de réseau social. En effet, après avoir pris une participation dans le célèbre FaceBook, voilà que la firme américaine lance son propre réseau social baptisé I love Messenger, et cela à partir de Windows Live Messenger, plus connu sous le nom de MSN, la messagerie instantanée la plus populaire au monde.
Comme de nombreux réseaux sociaux, I love Messenger permet à ses utilisateurs de partager des informations et de se trouver entre eux. Une simple recherche sur un moteur dédié leur permet si une personne de leur choix dispose d'un profil sur ce site communautaire. Créer son propre profil n'est pas plus compliqué, le seul impératif étant de disposer d'un compte Microsoft Live, à savoir un compte MSN Hotmail, MSN Messenger ou Passport.
Jeux, personnalisation, fil d'actualités, vidéos, partage d'images en tous genres... sont au programme de ce nouveau portail entièrement gratuit. Bien entendu, quelques promotions pour les produits Microsoft sont le prix à payer de ce service, mais les mordus de MSN et autres réseaux sociaux pourront y trouver leur compte.
Reste à savoir si les utilisateurs joueront ce jeu de la socialisation en ligne made in Microsoft.
Notre avis : si vous avez plus de 12 ans, passez votre chemin.