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Préserver son intimité sur Facebook
LE MONDE | 14.01.08 | 15h19
Depuis plusieurs mois, une bonne partie de votre carnet d'adresses assiège votre boîte aux lettres électronique pour que, vous aussi, vous rejoigniez Facebook. Au moment de rendre les armes, deux ou trois conseils s'imposent pour conserver un peu d'intimité.
S'INSCRIRE.
Le site va s'enquérir de vos opinions politiques et religieuses ou de vos préférences sexuelles, de vos goûts musicaux ou littéraires, des écoles que vous avez fréquentées et de vos employeurs successifs. Tous renseignements que, dans l'euphorie de l'inscription, vous fournirez d'autant plus volontiers que cela se fait vite, qu'un ami (dont vous ignorez s'il a, lui, donné ce genre d'informations) vous a parrainé, et que les réseaux sociaux perdent beaucoup de leur intérêt si personne ne s'y dévoile.
Il est possible de ne pas remplir ces cases ou de fournir des renseignements fantaisistes (sauf pour l'adresse électronique, qui est vérifiée), mais ce sera au détriment de votre visibilité sur le réseau : la plupart de vos interlocuteurs ne vous reconnaîtront pas si vous prenez un pseudonyme et vous prendront pour un fâcheux. Il vaut mieux ouvrir deux comptes : l'un très ouvert pour recruter, l'autre plus fermé pour compter ses vrais amis.
SE CONSTITUER UN RÉSEAU.
Facebook propose de fouiller de lui-même dans le carnet d'adresses de votre compte de courrier électronique pour vérifier si vos correspondants sont déjà inscrits sur le réseau. Il tisse ainsi la toile de vos relations : le graphe social. Un conseil : réfléchissez aux amitiés que vous êtes prêts à avouer. Votre employeur ne sera pas forcément ravi de constater que vous avez des contacts dans l'entreprise concurrente ; votre conjoint risque de tiquer en découvrant que vous discutez toujours avec votre "ex"...
S'INSCRIRE À DES GROUPES.
Les amis que vous aurez retrouvés vous inviteront à partager vos passe-temps communs en entrant dans un groupe. Songez, néanmoins, que vos relations ne sont pas toujours compatibles entre elles : le voisinage peut être délicat entre le groupe "pour que Clara Morgane refasse des films pour adultes" auquel vous a convié un vieux copain de régiment, le groupe "issu de bonne famille" dans lequel votre beau-frère vous a coopté, et celui de votre association professionnelle.
Vos "amis" vous proposeront de passer des heures (sur votre lieu de travail) à vous mesurer au Scrabble, à lancer des moutons, à mesurer à quel point vos goûts musicaux se sont éloignés. Et ils publieront sans votre autorisation des photos et des vidéos plus ou moins graveleuses, sur votre page d'accueil, au vu de tous.
LIMITER CE QUE LES AUTRES PEUVENT SAVOIR DE VOUS.
Si vous ne précisez pas le contraire, votre profil sera accessible à tous les inscrits. Pour y remédier, il faut cliquer sur "privacy" (en haut à droite de la page d'accueil) et modifier les options en restreignant la diffusion des informations à vos amis. Cela implique d'être très sélectif dans vos choix (au risque de paraître "sous-socialisé" face à vos relations, qui auront dix fois plus d'"amis" que vous), car chacun sera alors informé de tout ce que vous faites sur Facebook : dès que vous vous connectez apparaît sur la page d'accueil un historique de l'activité en ligne des membres de votre communauté d'amis (messages, personnes recherchées, photos regardées, groupes rejoints ou rejetés, amitiés refusées, modifications de votre profil, etc.). Là encore, un passage par la page "privacy", chapitre "news feed", permet de résoudre le problème.
CE QUE VOUS NE POURREZ PLUS MAÎTRISER.
FaceBook vend aux publicitaires les données qu'il a collectées sur vous et vos relations. Mieux : si vous l'avez accepté, son système Beacon informe vos amis des achats que vous avez effectués sur des sites comme Amazon, Sony ou eBay. La justice américaine, elle, utilise de plus en plus ce qui est publié sur ces sites comme preuves devant les tribunaux.
Vincent Truffy (Le Monde)
Source : Clubic
Le Sénat rejette la taxe sur la vidéo en ligne
Comme prévu, le Sénat a procédé cette semaine à l'examen de l'amendement au projet de loi de finances rectificatives pour 2007 proposé par Marie-Hélène Des Esgaulx fin novembre et voté dans la foulée par l'Assemblée nationale. Ce texte, qui prévoyait de taxer à hauteur de 2% les recettes publicitaires des sites diffusant ou hébergeant des contenus audiovisuels pour financer la création cinématographique a rapidement été rejeté par les membres de la Haute assemblée. Une décision relativement prévisible, dans la mesure où même l'auteur de cet amendement avait rapidement reconnu la non adéquation de ce dernier avec la réalité du développement de la vidéo sur Internet.
« Aucun chiffrage n'est disponible des recettes attendues ; celles-ci seront faibles au départ mais, le secteur se développant rapidement, on peut penser que la taxe freinera son essor. Le coût de gestion risque de plus d'être disproportionné, au moins les premières années, et les contentieux se multiplier », a exposé Philippe Marini, rapporteur général, précisant en outre que la Commission des lois n'a pas été convaincue de la nécessité d'affecter des ressources supplémentaires au CNC.
Le sénateur Yann Gaillard a alors suggéré que l'on supprime la mention « gratuit » de façon à ce que les sites tels que Google ou Dailymotion soient exclus du champ de cette taxe et que celle-ci ne concerne plus que les services de vidéo à la demande qui sponsorisent leurs activités par l'affichage de publicités.
« Cette question mérite une réflexion plus approfondie. Quel serait le rendement de la taxe ? Ces ressources sont-elles réellement nécessaires au CNC ? Faut-il taxer cette activité naissante, au risque de freiner son développement ? Le dispositif a été voté un peu rapidement par l'Assemblée nationale, sans concertation préalable », a finalement tranché Eric Woerth, ministre du Budget.
Confusion autour de la taxe sur la vidéo en ligne
Ou comment passer d'un discret texte de loi à une véritable polémique. Le 6 décembre dernier, l'Assemblée nationale vote un amendement au projet de loi de finances rectificatives pour 2007, que les acteurs du Web interprètent comme une tentative de taxer les revenus publicitaires associés à la publication de vidéos en ligne. Tollé immédiat, et première action significative pour la toute jeune association des services Internet communautaires (Asic) qui craint qu'une telle taxe pénalise l'essor des sociétés du Web français. Dans un entretien accordé au site 20minutes.fr, la député UMP Marie-Hélène Des Esgaulx, à l'origine de ce texte, précise ses plans.
« Dailymotion, un blogueur, un site de presse comme 20minutes.fr ou quelqu'un qui diffuse le film de son bébé sur le Net ne sont pas concernés. En fait, je ne visais, avec cet amendement, que les sites de VOD (vidéo à la demande) », affirme-t-elle. Le texte de l'amendement (reproduit in extenso en bas d'article) fait pourtant à plusieurs reprises allusion aux sites qui prodiguent un accès gratuit aux oeuvres audiovisuelles, alors que les services de vidéo à la demande sont par essence payants.
« C'est vrai, la formulation ne va pas du tout, il faut qu'on retravaille sa rédaction, soit au Sénat soit à la commission mixte paritaire », reconnait la député, avant d'admettre qu'elle n'est pas « une spécialiste de ces questions ». « Je crois que l'on pourrait au moins enlever le mot «gratuit» pour que cela vise la VOD payante. On fera peut-être d'autres ajustements, je vais suivre cela de près », indique-t-elle encore. Les Dailymotion, YouTube et consorts seraient alors à l'abri d'une telle taxe, tout comme l'internaute qui publie une vidéo personnelle sur son site.
Les sites de vidéo à la demande payants passent donc dans la ligne de mire de cette taxe sur les revenus publicitaires. Certains d'entre eux tentent en effet de compléter les revenus générés par les services payants par l'affichage de publicités, une tentative qui se justifie assez aisément lorsqu'on sait que les marges réalisées par les services de vidéo à la demande sont infimes. 2% des revenus publicitaires auraient donc une incidence non négligeable sur ce secteur qui, bien que promis à un bel avenir, n'est que naissant. Qu'en serait-il en outre des services édités par des chaînes de télévision qui contribuent déjà dans une large mesure au financement de l'audiovisuel ?
« Sur le fond, je ne suis pas certain que ce modèle soit une solution pour l'industrie. Le cinéma et l'audiovisuel doivent prendre le virage de l'Internet d'une façon significative, emboiter le pas à la révolution qui est en marche et ne pas compter sur de maigres pourcentages récupérés à droite et à gauche », commente Michel Meyer, cofondateur de Multimania aujourd'hui à la tête du portail de vidéos Kewego, proposé en marque blanche à des sociétés comme M6 (Wideo) ou L'Equipe.
Le Sénat devra donc, lors de la lecture du 17 décembre, clarifier ce texte et lever les incertitudes qui planent sur l'ensemble du secteur de la vidéo en ligne. Le 6 décembre dernier, lors des débats de l'Assemblée nationale, le Rapporteur général regrettait « la propension bien française à taxer des activités alors qu'elles émergent à peine »...
Exposé
Cet amendement vise à adapter les ressources du compte d'affectation spéciale Cinéma, audiovisuel et expression radiophonique locale au développement de nouvelles formes d'exploitation des offres de vidéo à la demande, dont les modèles économiques tendent à se rapprocher de ceux de l'univers télévisuel. Ainsi, le large panel des services de vidéo à la demande témoigne d'une diversification des sources de financement, qui ne se limitent pas au seul paiement d'un prix par l'utilisateur mais investissent de plus en plus le terrain publicitaire.
Certains opérateurs proposent en effet à leurs usagers un accès gratuit aux œuvres, c'est à dire non soumis au paiement d'un prix, à condition de visionner un ou plusieurs messages publicitaires.
En outre, que l'offre soit gratuite ou payante, l'opérateur commercialise également de manière plus générale l'espace publicitaire lié à son service de vidéo à la demande indépendamment de l'accès particulier à une œuvre, par exemple sous forme de bandeau publicitaire sur les pages d'accueil.
La mesure proposée, qui insère donc un article 302 bis KF dans le code général des impôts, soumet à une taxe de 2 % les ressources publicitaires et de parrainage encaissées par les services de vidéo à la demande ou leurs régisseurs.
Amendement à l'article 34 du projet de loi finances rectificatives 2007
I. – Après l'article 302 bis KE du code général des impôts, il est inséré un article 302 bis KF ainsi rédigé :
« Art. 302 bis KF. – I. – 1. Il est institué une taxe assise sur le montant hors taxe sur la valeur ajoutée des sommes versées par les annonceurs et les parrains, pour la diffusion de leurs messages publicitaires et de parrainage, aux redevables mentionnés au 2 ou aux régisseurs de messages publicitaires et de parrainage. Ces sommes font l'objet d'un abattement forfaitaire de 4 %.
« 2. La taxe est due par toute personne établie en France qui met à disposition du public un service offrant l'accès à titre onéreux ou gratuit à des œuvres ou documents cinématographiques ou audiovisuels sur demande individuelle formulée par un procédé de communication électronique.
« 3. Le taux de la taxe est fixé à 2 %.
« II. – La taxe est exigible dans les mêmes conditions que celles applicables en matière de taxe sur la valeur ajoutée.
« Elle est constatée, liquidée, recouvrée et contrôlée selon les mêmes procédures et sous les mêmes sanctions, garanties, sûretés et privilèges que la taxe sur la valeur ajoutée. Les réclamations sont présentées, instruites et jugées selon les règles applicables à cette même taxe. »
II. – Après le II de l'article L. 102 AA du Livre des procédures fiscales, dans sa rédaction issue de l'article 35 de la loi n° 2007-309 du 5 mars 2007 relative à la modernisation de la diffusion audiovisuelle et à la télévision du futur, il est inséré un II bis ainsi rédigé :
« II bis. – Les régisseurs de messages publicitaires mentionnés au 1 du I de l'article 302 bis KF du code général des impôts sont tenus de fournir à chaque redevable mentionné au 2 du I de cet article ainsi qu'à l'administration des impôts, avant le 15 février de chaque année, un état récapitulatif des sommes qu'ils ont encaissées au cours de l'année civile précédente en rémunération de la diffusion des messages publicitaires par le redevable concerné. »
III. – Le I de l'article 50 de la loi de finances pour 2006 (n° 2005-1719 du 30 décembre 2005) est ainsi modifié :
A. – Après la deuxième occurrence du mot : « produit », la fin du c du 1° du A est ainsi rédigée :
« des taxes prévues aux articles 302 bis KE et 302 bis KF du même code, déterminées chaque année par la loi de finances ; ».
B. – Après la deuxième occurrence du mot : « produit », la fin du a du 1° du B est ainsi rédigée :
« des taxes prévues aux articles 302 bis KE et 302 bis KF du même code, non imputées à la première section du compte ; ».
IV. – Les dispositions du présent article entrent en vigueur à compter du 1er janvier 2008.
Un amendement au projet de loi de finances rectificatives pour 2007 prévoit selon la récente association des services Internet communautaires (Asic) de taxer les recettes publicitaires de tout site Internet diffusant des « oeuvres ou documents cinématographiques ou audiovisuels ». Tollé chez les éditeurs de plateformes de vidéo en ligne, qui regrettent qu'une telle taxe ait pu être votée « en catimini » par l'Assemblée nationale sans la moindre concertation avec les acteurs concernés. Objectif de cet amendement : financer la création audiovisuelle en taxant ceux qui diffusent des oeuvres de telle nature sur Internet, au même titre que la télévision est taxée, l'idée étant de « préserver la cohérence d'ensemble du financement du secteur audiovisuel », selon Marie-Hélène des Esgaulx, députée UMP à l'origine de ce texte.
Partant du principe que certains services ou opérateurs proposent à leurs usagers « un accès gratuit aux œuvres, c'est à dire non soumis au paiement d'un prix, à condition de visionner un ou plusieurs messages publicitaires », cet amendement suggère que soient soumis « à une taxe de 2 % les ressources publicitaires et de parrainage encaissées par les services de vidéo à la demande ou leurs régisseurs ».
Pour la récente Asic, qui réunit des acteurs du Web comme Dailymotion, Google, Yahoo, AOL et PriceMinister (voir cet article de Neteco.com), une telle taxe menacerait le développement de l'Internet français. En échange d'un service gratuit offert aux internautes, qui y trouvent un moyen gratuit de diffuser leurs créations, les plateformes de vidéo en ligne se rémunèrent par l'affichage de publicités.
« L'application de cette taxe viserait particulièrement les plateformes communautaires vidéos, des jeunes pousses françaises lancées il y a moins de trois ans, qui se retrouveraient ainsi, avec l'accord du Gouvernement, stoppées dans leur développement technologique. Les plateformes de blogs et de commerce électronique seraient également soumises à cette nouvelle taxation suite à la volonté de leurs utilisateurs de partager des moments forts », explique l'Asic.
Par extension, la taxe pourrait toucher tout internaute qui propose gratuitement, sur un site personnel ou sur un blog, l'accès à des oeuvres cinématographiques ou audiovisuelles. « La taxe est due par toute personne établie en France qui met à disposition du public un service offrant l'accès à titre onéreux ou gratuit à des œuvres ou documents cinématographiques ou audiovisuels sur demande individuelle formulée par un procédé de communication électronique », précise en effet le texte de cet amendement. Est-il légitime que la diffusion des vidéos personnelles d'un internaute soit taxée pour financer la création cinématographique ?
« Nous ne pouvons admettre l'adoption d'une telle taxation qui remettrait en cause la gratuité de la diffusion d'information et de partage des contenus réalisés par les internautes. S'il est naturel de réfléchir à de nouveaux modes de financement de l'industrie culturelle, l'adoption d'une taxation des créations des internautes semble particulièrement inadaptée », ont déclaré les deux coprésidents de l'Asic, Pierre Kosciusko-Morizet et Giuseppe de Martino. Soumis à l'approbation du Sénat le 17 décembre prochain, cet amendement entrerait en vigueur le 1er janvier 2008.
Sources : Le Monde
C'est la réponse de Google à Facebook, l'un des sites de "socialisation" les plus fréquentés du Web. Et accessoirement au géant des logiciels Microsoft, qui a réussi à en décrocher la régie publicitaire, fin octobre, et à prendre une participation à son capital (1,6%).
Google, le premier moteur de recherche mondial, a annoncé, jeudi 1er novembre, une vaste alliance avec des sites concurrents de Facebook, à commencer par MySpace, le principal d'entre eux. Les éditeurs de logiciels Oracle et Salesforce.com, challengers de Microsoft, sont également de la partie.
L'alliance, baptisée OpenSocial, consiste à proposer à la communauté des développeurs informatiques sur Internet des outils leur permettant de créer des applications (par exemple, des systèmes de partage de fichiers musicaux), compatibles avec tous les réseaux sociaux partenaires. Jusqu'à présent, ils devaient écrire des programmes spécifiques pour chaque réseau. Les outils logiciels mis à disposition par Google vont leur permettre de gagner du temps et de toucher jusqu'à 100 millions d'utilisateurs à la fois.
Google espère ainsi les détourner de Facebook. Et priver ce réseau social d'origine américaine (créé par Mark Zuckerber, un étudiant d'Harvard, en 2004), de son principal moteur de croissance. En effet, c'est en grande partie parce que Facebook a décidé, au printemps 2007, d'ouvrir sa plate-forme aux développeurs, que le site recrute aujourd'hui plus d'un million de nouveaux adeptes par mois. Les développeurs ont en effet joué le jeu, créant plus de 5 000 applications pour les membres de Facebook, leur permettant, gratuitement et simplement, d'enrichir encore plus leurs "profils" en ligne, et de multiplier les moyens de communiquer avec leurs contacts.
"Facebook n'est pas menacé à court terme par OpenSocial. (…) Mais sa capacité à être la plate-forme sur laquelle sont lancées toutes les nouvelles applications sociales se détériorera à mesure que la concurrence s'intensifie", estime sur son blog Charlene Li, consultante chez Forrester.
DONNÉES PERSONNELLES
Google, Yahoo! et Microsoft n'ont pour l'instant pas réussi à imposer leurs propres réseaux sociaux. Celui de Yahoo!, baptisé Mash, est toujours en test. Celui de Google (Orkut) ne décolle pas aux Etats-Unis. Mais pour ces sociétés qui se disputent aujourd'hui le leadership mondial pour le contrôle commercial d'Internet, l'enjeu des réseaux sociaux est considérable.
Impossible de rester à l'écart d'un phénomène qui, à en croire les experts, est en train de bouleverser notre façon de communiquer. "Les sites de socialisation rendent possibles des formes de communication reflétant de très près les interactions réelles entre personnes", selon Jennifer Simpson, du Yankee Group. "Ils permettent de rester en contact avec ses proches mais aussi d'entrer en contact très facilement avec des inconnus", selon Jaap Favier, de Forrester. Selon une étude publiée mi-octobre par le cabinet Datamonitor, les réseaux sociaux compteront 230 millions de membres à la fin de l'année.
Les trois géants du Web s'intéressent tout particulièrement aux revenus publicitaires que pourraient un jour générer ces sites. Pour l'instant, ces derniers se contentent de vendre des "bannières" publicitaires, la forme la plus basique de réclame en ligne. Mais ils détiennent une telle quantité de données privées sur leurs membres (sur Facebook, beaucoup vont jusqu'à livrer leurs préférences sexuelles et politiques), qu'ils pourraient proposer aux annonceurs des publicités extrêmement ciblées.
"Avec les liens sponsorisés de Google [mots-clés vendus aux annonceurs pour que leurs sites soient mis en valeur quand l'internaute fait une recherche], les publicités vues par les internautes sont basées sur ce à quoi ils pensent. Avec les réseaux de socialisation, ils verraient des réclames basées sur ce qu'ils sont", explique Ri Pierce-Grove, analyste de Datamonitor. Ces revenus publicitaires – moins d'1 milliard de dollars en 2007 – pourraient tripler d'ici à 2012, toujours selon Datamonitor. A en croire les rumeurs, Facebook pourrait lancer sa solution de publicité en ligne personnalisée dès le 6 novembre… Jaap Favier identifie quand même un frein majeur au développement de la publicité sur les réseaux sociaux : "C'est la protection des données personnelles. Pour l'instant, ce n'est pas encore une préoccupation majeure, mais cela pourrait bien le devenir, au fur et à mesure que monte en puissance leur exploitation commerciale."
Cécile Ducourtieux
Source : Le Journal du Net
Les internautes prennent-ils conscience des risques qu’ils courent en livrant leurs données personnelles sur le trombinoscope interactif communautaire ? Progressivement oui. Attention au retour de bâton.
(23/11/2007)
Depuis que Facebook a annoncé la commercialisation de leurs données personnelles aux annonceurs, les internautes s'affolent.
En effet, Facebook est un outil marketing puissant et ciblé. Sur le site sont collectées de précieuses informations sur les internautes telles que leur adresse, leur âge, leur situation de famille, leurs goûts, leurs projets et ambitions. Or en principe ces informations sont réservées exclusivement à leur réseau d'ami et non à des fins publicitaires, contrairement à ce qu'a déclaré faire l'éditeur du site américain pour en tirer profit.
Les internautes sont-ils fondés à protester contre l'utilisation d'informations privées à des fins publicitaires ?
Il convient de rappeler ici que l'utilisation à des fins publicitaires et à leur insu des données personnelles contenues sur Facebook, est anormale au regard de la loi informatique et liberté.
La plupart des internautes, et c'est normal, n'acceptent pas a priori, l'utilisation commerciale de leur vie privée. Ils doivent pouvoir interdire ou autoriser cette utilisation. Sous l'angle légal, technique et pratique, la question, si elle n'est pas réglée, alimentera probablement les plaintes auprès de la CNIL ou les juridictions françaises.
Observons déjà, qu'aux États-Unis, le débat s'active. Deux associations de consommateurs ont saisi la Federal Trade Commission (FTC) chargée des questions commerciales, afin qu'elle se prononce sur la compatibilité du système publicitaire de Facebook, mais aussi du site concurrent MySpace, avec le respect de la vie privée du consommateur.
Le malaise enfle sur le site communautaire, après les protestations...les actions.
Source : Le Journal du Net
Si les réseaux sociaux présentent un intérêt ludique et une utilité sociale, ils ne sont pas sans rique pour l'utilisateur comme le témoigne le récent procès contre Wikipedia. Détail des points potentiellement litigieux.
(19/11/2007)
Avec plus de 40 millions d'utilisateurs dans le monde et une valeur estimée à 15 milliards de dollars, le site Facebook témoigne du succès considérable que rencontrent actuellement les sites dits "de socialisation". Si l'intérêt commercial de ces sites est indéniable, tout comme leur aspect ludique ou leur utilité sociale, les risques qu'ils présentent - tant actuels que futurs - méritent être rappelés.
Les dangers liés à la divulgation volontaire d'éléments de vie privée
Le principal risque engendré par ces sites de socialisation, et probablement le plus sérieux, est celui d'une violation librement consentie de sa vie privée, dont nul ne maîtrise les conséquences actuelles ni futures. En effet, sur ces sites, la divulgation de la vie privée est le fait de l'utilisateur lui-même, qui affiche des informations personnelles telles que ses opinions politiques, ses croyances religieuses, son carnet d'adresses, voire même son orientation sexuelle.
Certes, rien n'oblige l'utilisateur à en dire autant et aucune loi ne réprime le fait de divulguer sa propre vie privée. Pour autant, il n'en demeure pas moins que la politique de ces sites est clairement d'inciter leurs utilisateurs à révéler le maximum d'éléments de leur vie privée et au plus grand nombre de personnes...
En effet, bon nombre d'utilisateurs n'osent fermer les portes de leur vie privée à leurs relations, par crainte d'en vexer certains ou de se créer des inimitiés. Surtout, ces sites reposent sur un principe de réciprocité imposant de révéler sa propre vie privée afin d'accéder à celle des autres.
Ce faisant, certains utilisateurs se trouvent piégés par le système et ne recourent pas aux outils de protection de la vie privée pourtant proposés sur ces sites.
Face à cette incitation, les utilisateurs se doivent d'être particulièrement prudents et garder à l'esprit que la révélation d'information n'est pas forcément circonscrite ni dans l'espace, ni dans le temps : l'information peut en effet être consultée par d'autres personnes que celles auxquelles on a cru en limiter l'accès et rester accessible sur Internet pour une durée illimitée.
L'information peut également être reprise par des personnes mal intentionnées. Tel serait par exemple le cas d'un utilisateur qui se retrouverait dans les fichiers d'une secte après avoir renseigné ses opinions religieuses sur sa fiche Facebook. Sans aller jusqu'à des cas aussi dramatiques, il est aussi fort probable que les employeurs mènent de petites enquêtes sur ces sites avant de recruter un candidat...
Les atteintes pouvant émaner des tiers
Si certains risques trouvent directement leur origine dans l'attitude de l'utilisateur qui ne protège pas suffisamment son intimité, d'autres proviennent directement des agissements de tiers.
D'une part, force est de constater qu'en permettant à chaque utilisateur de divulguer à l'ensemble de son entourage des photographies et des informations sur une personne, il se crée un canal idéal pour relayer des atteintes à la vie privée et au droit à l'image, voire des diffamations.
Prenons par exemple cette fonctionnalité qui permet à chacun de publier des photographies de ses amis sur sa fiche : il est clair qu'une telle publication peut constituer une atteinte au droit à l'image dés lors que la personne représentée n'a pas donné son accord à une telle diffusion. Hugh Grant et de nombreuses personnalités ont déjà été victimes de ce phénomène...
Surtout, cette fonctionnalité semble relativement pernicieuse dans la mesure où elle permet à une personne inscrite de diffuser la photographie d'une autre non-inscrite sur le site, de sorte que cette dernière, qui n'aura pas connaissance de cette publication, ne pourra en restreindre la diffusion.
D'autre part, ces sites permettent incontestablement de faciliter les usurpations d'identité. N'importe qui peut en effet créer un profil reprenant les éléments d'identité d'autrui, puis en user à des fins plus ou moins maîtrisables. On peut ainsi imaginer que de telles usurpations d'identité soient commises à des fins de renseignement sur autrui ou pour commettre certaines escroqueries.
Les risques pour le futur
En tout état de cause, la divulgation de la vie privée de millions de personnes - notamment d'enfants et d'adolescents - sur ces sites de socialisation pose le problème des dangers qu'ils font courir sur le long terme.
Le plus préoccupant est certainement la constitution d'un véritable fichier de la population, particulièrement complet et d'une totale fiabilité puisque implémenté par les personnes elles-mêmes.
Nul n'est aujourd'hui capable de prévoir les utilisations futures de ces données et les risques évidents de détournement.
On n'ose pas parler de détournement à des fins commerciales, tant l'ouverture de ces sites aux annonceurs - qui vient d'avoir lieu sur Facebook - était évidente et prévisible.
On peut tout de même se poser la question des limites et de l'encadrement de cette utilisation commerciale, et de l'accord des personnes pour une telle utilisation.
En outre, et au delà de ce risque de détournement commercial, il convient de s'interroger - sans tomber dans le catastrophisme - sur la possibilité de détournements aux conséquences bien plus graves qui pourraient, dans le futur, être le fait de gouvernements ou d'organisations criminelles...
A côté de cette menace d'utilisation détournée du système, le développement de ces sites conduit à évoquer un dernier péril, qui a déjà commencé mais dont les conséquences ne pourraient apparaître que plus tard, celui de faire perdre à une génération entière le réflexe de protéger sa vie privée et ses données personnelles.
Les plus jeunes utilisateurs trouvent en effet totalement naturel de communiquer des informations éminemment personnelles, et de restreindre ainsi volontairement la sphère de leur intimité. Cette évolution des mentalités apparaît particulièrement inquiétante pour la sauvegarde d'une liberté aussi importante que le droit à sa vie privée.
Face à ce danger, il est nécessaire de sensibiliser les jeunes utilisateurs sur l'importance de la protection de leur vie privée, au moyen d'actions pédagogiques, tant dans les établissements d'enseignement que sur les espaces d'internet eux-mêmes.
Une absence d'encadrement et de réponse juridique
Face à tous ces risques, la plupart de ces sites ne semblent pas offrir de garanties suffisantes pour la protection de la vie privée de leurs utilisateurs.
En effet, l'analyse des conditions d'utilisation et des rubriques "Privacy" permet surtout de constater que ces sites dégagent leur responsabilité quant à l'utilisation qui peut être faite des informations échangées.
Surtout, la complexité et l'absence fréquente de traduction française des conditions d'utilisation ne permettent souvent pas aux utilisateurs - surtout aux plus jeunes - de mesurer les conséquences de la mise à disposition de données personnelles sur ces sites. Par exemple, les utilisateurs de Facebook réalisent-ils qu'en s'inscrivant sur ce site, ils consentent à ce que le site utilise des informations les concernant, recueillies à partir d'autres sources comme des blogs ou des journaux, afin de compléter leurs profils ?
Il est par ailleurs permis de s'interroger sur la déclaration des fichiers constitués à partir de ces sites et sur le contrôle des autorités compétentes sur ces sites. Il serait à ce propos intéressant de connaître la position de la CNIL face au développement de ces sites de socialisation et ses conséquences pour la vie privée des utilisateurs.
Enfin, face aux éventuels dommages qui peuvent être provoqués par ces sites, les réponses juridiques individuelles apparaissent, à l'heure actuelle, pour le moins inadaptées et compliquées à mettre en oeuvre.
En effet, le statut juridique de ces sites, entre celui d'hébergeur et celui d'éditeur, est encore incertain, de sorte qu'il est relativement délicat de déterminer la procédure qui leur est applicable en cas de contentieux.
C'est ainsi par exemple que des plaignants se sont vus récemment déboutés d'une action contre Wikipédia, sur lequel des contenus litigieux avaient été publiés, au motif notamment qu'ils n'avaient pas utilisé la procédure adaptée.
De surcroît, la complexité et de la lourdeur des procédures judiciaires fait que les victimes d'atteintes à leurs droits sur ces sites, surtout s'il s'agit de jeunes ou d'adolescents, risquent de ne pas intenter d'actions.
Pour autant, il est primordial que les victimes se manifestent et que les atteintes commises sur les sites de socialisation soient, si ce n'est poursuivies et sanctionnées, à tout le moins signalées et stoppées.
Ainsi, les victimes qui ne peuvent ou ne souhaitent pas engager de procédure judiciaire, doivent en revanche utiliser les voies précontentieuses qui s'offrent à elles, notamment le signalement ("abuse report") et la mise en demeure, voire le cas échéant, la notification de contenus illicites.
Bien évidemment, il est indispensable qu'elles conservent aussi une preuve des atteintes constatées, dans la perspective d'une éventuelle action judiciaire ultérieure, qui demeure toujours la solution idéale pour faire respecter ses droits et permettre un contrôle optimal de la légalité et de l'éthique de ces sites.
Source : Memoclic
i love messenger : le réseau social de Microsoft
Microsoft semble très intéressé par le concept de réseau social. En effet, après avoir pris une participation dans le célèbre FaceBook, voilà que la firme américaine lance son propre réseau social baptisé I love Messenger, et cela à partir de Windows Live Messenger, plus connu sous le nom de MSN, la messagerie instantanée la plus populaire au monde.
Comme de nombreux réseaux sociaux, I love Messenger permet à ses utilisateurs de partager des informations et de se trouver entre eux. Une simple recherche sur un moteur dédié leur permet si une personne de leur choix dispose d'un profil sur ce site communautaire. Créer son propre profil n'est pas plus compliqué, le seul impératif étant de disposer d'un compte Microsoft Live, à savoir un compte MSN Hotmail, MSN Messenger ou Passport.
Jeux, personnalisation, fil d'actualités, vidéos, partage d'images en tous genres... sont au programme de ce nouveau portail entièrement gratuit. Bien entendu, quelques promotions pour les produits Microsoft sont le prix à payer de ce service, mais les mordus de MSN et autres réseaux sociaux pourront y trouver leur compte.
Reste à savoir si les utilisateurs joueront ce jeu de la socialisation en ligne made in Microsoft.
Notre avis : si vous avez plus de 12 ans, passez votre chemin.
Lu sur : Memoclic
Facebook un jour, facebook toujours
Aujourd'hui à 12:28 : Facebook est le phénomène du moment. Seul souci : facebook semble faire bien peu de cas de la législation en vigueur en matière de conservation de données.
Mesdames, messieurs en quête de socialisation en ligne qui souhaitez vous inscrire sur FaceBook pour vous faire des amis virtuels et partager bon nombre d'applications en ligne, sachez que lorsque vous créez un compte sur FaceBook, les traces que vous laisser sur ce site de socialisation online sont conservées par FaceBook, et cela même après désactivation de votre compte.
Ce constat assez surprenant a été fait suite à la plainte d'un utilisateur qui a désactivé son compte dans les règles de l'art et qui s'est rendu compte que le site conservait tout de même ses traces. La suppression simple et complète d'un compte est donc pour le moment impossible. Certes, toutes les informations deviennent alors invisible aux yeux des autres utilisateurs mais FaceBook se donne tout de même le droit de garder ses informations précieuses et personnelles sur ses serveurs.
Un avocat a été engagé pour l'occasion par le plaignant afin de faire toute la lumière sur ce procédé. L'affaire semble reposer sur la capacité à FaceBook a pouvoir assurer financièrement ces suppressions. La popularité de FaceBook et le nouveau système publicitaire mis en place par le site ces derniers temps laissent à penser qu'ils pourraient aisément assurer ces suppressions de profils de leurs serveurs. Une commission britannique en charge de ce dossier devrait bientôt trancher sur cette question...
Un nouveau troyen se propage par Live Messenger
Un nouveau troyen qui exploite la messagerie MSN Messenger / Windows Live Messenger se propage à vitesse grand V actuellement. Ce troyen se diffuse en distribuant des fichiers sur la messagerie instantanée de Microsoft. Le fichier est proposé en téléchargement à l'utilisateur par l'un de ses contacts déjà infecté.
Plusieurs milliers de machines auraient déjà été infectées. La plupart du temps, le troyen propose une archive zip qui contient des fichiers du type DSC00432.jpg.exe et IMG34814.pif. Lorsqu'une machine est infectée (après ouverture et lancement de ces fichiers), le troyen envoie cette archive à l'ensemble des contacts Messenger se trouvant dans liste de l'utilisateur touché.
Particulièrement malicieux, ce troyen cherche également à se connecter à des sessions VNC ouvertes afin de se propager. Il est notamment capable de voler des mots de passe et de diffuser du spam. Pour éviter ce genre d'attaque il est conseillé d'utiliser un antivirus récent. Il faut aussi éviter d'ouvrir et de lancer des fichiers aux noms étranges, même s'ils proviennent de l'un de vos contacts.
Source : Clubic